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Né le 27 février 1939 à Himeji au Japon, Kenzo Takada se plonge dès l'enfance dans les magazines de mode de ses soeurs. Alors étudiant à l'université de Kobe, où il s'ennuie à mourir, il apprend que le Tokyo's Bunka Fashion College, exclusivement réservé aux jeunes filles, décide d'ouvrir ses portes aux garçons.
Contre l'avis familial, il décide d'y entrer. Son diplôme en main, il se rend à Paris. Nous sommes alors en 1964, et il va être dur pour lui de se faire une place parmi les grands noms de la mode de l'époque, Yves Saint-Laurent, Chloé, Pierre Cardin. Il démarre donc au bas de l'échelle, en assistant à des défilés, remplissant son carnet d'adresses et vendant ses croquis (à Féraud et Jacques Delahaye, conseiller artistique chez Elle).
Tout doucement, il s'intègre à la vie parisienne et ouvre sa première boutique "Jungle Jap" en 1970.
Les créations Kenzo sont riches en couleur et en imprimés. Le coton, tissu d'été, est utilisé pour les tenues d'hiver, et l'on n'échappe pas à la coupe "kimono", qui nous plonge dans les origines du créateur.
Ses créations colorées, inventives et surprenantes pour femmes, hommes et enfants lui vaudront une notoriété de premier plan, à Paris comme au Japon.
Tout commence en 1988, avec la création de sa société Tamaris et le lancement de son premier parfum féminin, Kenzo pour femme. Le succès est immédiat !
En 1991 et 1992 sortent Kenzo pour homme et Parfum d'été.
Suivront L'Eau par Kenzo, Le Monde est beau et les 3 Jungle, ainsi qu'une édition limitée, Time for Peace, exclusivement vendue de 1999 à 2000.
Les tous derniers parfums sont Flower by Kenzo, Flower by Kenzo le Parfum, Kenzo Air et l'on a pu voir des rééditions de parfums tels que L'Eau par Kenzo et Parfum d'été, aux flacons totalement relookés.
Trois questions à Kenzo Takada, fondateur de la griffe qui porte son nom.
© DR
Kenzo Takada.
Les Japonais ont la réputation de se parfumer très peu. Comment êtes-vous entré dans cet univers des fragrances?
C'est vrai, pour les Japonais, la meilleure odeur c'est l'absence d'odeur. La propreté. Ma mère, par exemple, ne se parfumait presque jamais. Elle plaçait en revanche des petits sachets discrètement parfumés dans les tiroirs ou les armoires de la maison pour que notre linge sente bon...